Rousseau, jamais dans le ruisseau…
“Je vis Milan, Vérone, Bresse, Padoue, et j’arrivai enfin à Venise”. Jamais un randonneur ne fut aussi prestigieux. Chez Rousseau, marche, solitude et pensée ne font qu’un. Jusqu’à la fin du parcours où ses Rêveries vont former la plus belle des conclusions avec l’évocation de Madame de Warens, son fol et sage amour de jeunesse…
Jean-Jacques n’est pas mort, ses écrits continuent de déambuler sur les chemins et dans les têtes (enfin pas toutes…), il inspirera malgré lui les Romantiques qui feront de la promenade un art de de vivre et un esthétisme.
Réfléchissant déjà à la marche du monde et de ce qu’il deviendra lors de ses longues pérégrinations vers la prison de Vincennes pour rendre visite à son ami Diderot détenu par l’intolérance des temps et des despotes, un autre déambulateur évoqué précédemment.
Mon cher Jean-Jacques, tu es un philosophe de la modernité. Et je continuerai, le plus longtemps possible, à parcourir tes traces et tes lignes même si pour cela, je dois finir le nez dans le ruisseau et même tomber par terre… Car si j’ai aujourd’hui le cheveu rare et la barbe blanche, je resterai pour toujours un éternel Gavroche!
Une prochaine fois, nous ferons le tour du parc avec Emmanuel Kant sans déroger à la règle… Mais voilà déjà qu’arrive une autre histoire.
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