Le retour de l'instructeur Ari…
Il est probable que Aristote découvre les vertus de la marche à pied lorsque Platon le lâche et décide de ne pas lui confier la direction du groupe. On ignore encore ce qui l’a conduit à faire splitter la formation. Querelle d’ego? Cachets non versés?
Ari décide donc d’emprunter le promenoir situé au Lycée - pas le bahut où vous avez usé vos fonds de culotte - mais un Gymnase de la vieille Athènes. Tout en faisant des pieds de nez à Platon, il déclare à ses potes : “Viendez-dans ma bande! On en a d’la bonne!”.
Les voilà donc en train de déambuler tout en devisant du cours de l’olive et des derniers potins de l’Olympe. Platon lui décerne donc le titre de : “peripatetikos” : “celui qui se promène, fait une balade”. Ainsi débute le retour de l’instructeur Ari, le péripatéticien. À noter d’ailleurs que le terme péripatéticienne viendra beaucoup plus tard même s’il désigne le plus vieux métier du monde. Une référence à l’usure des semelles des dames de jadis qui tricotaient des gambettes, car comme disait ma grande tante : “dans ce métier, le plus fatigant, c’est encore l’escalier!” donc, respect…
Mais trêve de billevesées et autres fariboles de même acabit, l’instructeur Ari laisse derrière lui une œuvre immense et toujours d’actualité. Nous pourrions d’ailleurs sans peine et ce, avant d’aller les envoyer se faire voir chez les grecs, encourager nos chers dirigeant à méditer sur cette sentence délivré par ce glorieux promeneur : “L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit”
La prochaine fois nous évoquerons Pyrrhon qui n’était ni gros ni skieur - ne pas confondre - mais ça, c’est encore une autre histoire…
😉
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