mercredi 16 septembre 2026

Un kilomètre à pieds, ça use... (16)

 


Tant qu’il y aura de l’encre et du papier…

En voilà un qui marche, mais sans toutefois sortir plus qu’il n’en faut… Certes, jeune, il a arpenté les chemins de son Périgord jusqu’à la capitale, de Bordeaux à l’Italie. Mais c’est dans sa “librairie” tout en rondeurs du château de Saint-Michel de Montaigne qu’il arpente les méandres de la pensée et de la réflexion.
Tout en mouvements et en “branle” comme il aime à le dire, il juge que l’écriture n’est supportable qu’en bougeant, alors il dicte en faisant les cent pas.
Pour Michel de Montaigne, la vie n’est que mouvements, rien jamais n’est fixe, tout évolue, oscille. C’est un penseur du changement, je peins le paysage dit-il…
C’est pourquoi l’écriture est une activité interminable, cette divagation qui est une randonnée sans ordre ni raison absolue. Pour Michel de Montaigne voilà des “Essais” réussis dans le grand match de l’existence :
« J’aime l’allure poétique, par sauts et gambades […] Je m’égare, mais plutôt par licence que par mégarde. Mes idées se suivent, mais parfois c’est de loin, et se regardent, mais d’une vue oblique […] Les noms de mes chapitres n’en embrassent pas toujours la matière […] Mon style et mon esprit vagabondent l’un comme l’autre. Il faut avoir un peu de folie si l’on ne veut pas avoir plus de sottise. »
Voilà pourquoi si vous embarquez sur la belle Dordogne, il ne faut jamais oublier ses carnets, tant qu’il y aura de l’encre et du papier . Ceci afin de rendre hommage à Montaigne, en sa ronde “librairie” parce que c’était lui, parce que c’étaient nous!”
La prochaine fois, nous partirons avec René Descartes, le pas rare mais sûr… Mais, c’est toujours et encore une autre histoire...
😉

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