Tout change… Comme le ciel.
Voici qu’arrive Maître Kong. Kong Fuzi que ces diable de Jésuites ont traduit en Confucius dans leur latin de cuisine. Kong Fuzi va parcourir pendant quinze années de son existence une Chine en proie au chaos, aux conflits et aux désordres divers - C’est fou comme ces situations perdurent sur cette planète…
Son rôle et même davantage sa vocation est d’indiquer la direction pour que l’ordre règne à nouveau sur ce chemin. Lorsque l’on parle d’ordre, il ne s’agit pas d’instituer un système répressif où toute velléité de liberté est vivement mise en sourdine - ça, on sait encore faire depuis des décennies… Non, non, l’ordre de Kong Fuzi réside dans la pratique d’une éthique de vie.
L’ordre règne dans l’équilibre et l’équilibre est mobile. L’humanité exige donc un ajustement interminable entre stable et instable. Tout change constamment comme les étoiles du ciel. La marche du monde n’exige pas de nouveau but à atteindre, il suffit de se mettre en route par l’action, sans paroles inutiles. D’ailleurs ne dit-il pas : “Si l'homme a deux oreilles et une bouche, c'est pour écouter deux fois plus qu'il ne parle.”
L’existence est donc une errance sans but prédéfinie, Confucius la nomme “ren” ce qui peut se traduire le plus fidèlement possible en “humanité”
Marcher rendrait donc plus humain, en gardant cette juste distance qui serait la manière la plus adéquate de régler les relations humaines. La sagesse et la paix ne font alors plus qu’un. Il convient de reconnaître que le chemin a une fin, comme le dit un certain philosophe boulanger de ma connaissance : “me voilà parvenu au dernier chemin”, aussi autant qu’il soit beau.
Si Kong Fuzi l’avait croisé pour lui quémander une miche , il aurait pu lui dire ces quelques mots, écrits lors d’une halte entre deux provinces :
“À ta naissance tout le monde rit et tu es le seul à pleurer. Conduis ta vie de façon à ce qu'à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire.”
La prochaine étape nous conduira à Himmel le patient face à son collège Shammaï son parfait contraire, mais ça, c’est encore une autre histoire…![]()

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