Traceur de signes sur la page blanche… Une certaine façon de raturer le quotidien , marquer d’une entaille chaque étape.
Finalement on se balade toutes et tous sur le fil du rasoir. Est-ce que le bonheur c’est de ne rien dire et de rester caché? On passe d’un éclat de rire à l’autre parce qu’il y a toujours un griot qui a une bonne histoire à raconter…
Et puis il y a les silences à savourer : le cri de la mouette et la fraîcheur du vent. Chaque oiseau apporte une nouvelle d’Afrique. Des nouvelles qui parlent d’enfants en chemin et de vieillards indulgents qui palabrent.
L’heure présente, prenons-la et gardons-la tant que l’on peut… Mais on n’enferme ni le vent, ni les vagues, ni le cri des oiseaux.
Moi, je vis sur la terre et c’est déjà suffisant comme raison d’être satisfait.
Sur la page blanche, je rature le quotidien, traceur de signes.
Quelque part, je sais qu'un vieillard indulgent pense :
« Mon fils, je crois que tu es dans le vrai »

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